Les créatrices de bijoux nous plongent dans leurs univers

18 juillet 2014

Créatrice de bijoux un métier issu de la modernité

création bijoux

Créatrice de bijoux pour en savoir plus signifie, par son accord au féminin, qu’il s’agit d’une femme qui officie à la conceptualisation et à la production de bijoux. C’est une notion assez récente. Depuis la nuit des temps, les cavernes y compris, les rôles distribués entre l’homme et la femme, ne permettaient pas de dire, créatrice de bijoux. Les femmes des origines, étaient interdites de nombreuses choses. Le choix de l’habitat en premier lieu. Lorsqu’il s’agissait de trouver un nouvel abri pour le clan, dans les prémisses de la sédentarisation, il n’était pas question que les femmes aient voix au chapitre, sous peine de contrarier les divers totems qui ne s’appelaient pas encore des dieux.

La chasse ensuite, sous peine, là encore, de porter malchance au clan et de toute manière, leur « fragilité » était une évidence, tout juste capable de porter pendant des kilomètres, enfants et bagages divers, dont le poids de plusieurs dizaines de kilos n’a jamais mis en lumière une certaine résistance. La fabrication des armes et leur ornement était aussi une interdiction formelle, donc les « bijoux » qui matérialisaient un statut dans la horde. A défaut d’être créatrice de bijoux, il restait quelques tâches qui étaient leur apanage, guérisseuse, charge qui se transmettait de mère en fille, la connaissance des plantes médicinales étant tout de même d’une importance fondamentale dans un monde plutôt âpre et rude. Venait ensuite le dépeçage, la conservation de la viande et le tannage des peaux.

Inutile de s’attardait sur le reste, les enfants, la cuisine…même le feu était préservé par un homme, mission dont il retirait autant de stress que de prestige. Puis les siècles ont passé, l’être humain s’est installé dans un petit confort, a construit des villages, puis des cités et des métropoles. Pendant ce temps, les choses ne changeaient pas beaucoup pour les femmes. Elles étaient selon les latitudes et les époques, des esclaves non consentantes ou consentantes,  par la force des choses et des cultures, femme d’un homme ou catin, elles sont restées très longtemps dans l’ignorance faute d’avoir le droit d’apprendre. J’entends par là, l’apprentissage de la lecture ou de l’écriture ou des pseudos secrets des croyances religieuses du moment,  mais pour ce qui concerne le ménage, la cuisine, la couture ou l’art de séduire pour satisfaire, leur enseignement était très pointu. Même la charge de guérir avait disparu et celle qui avait le malheur de trafiquer avec les plantes, avait de forte chance de finir sur le bûcher ou simplement lapidée par une populace,  qui voyait avec l’aide des églises diverses et variées, le diable partout.  Les bijoux, pendant ce temps là devenaient plus riches, plus ciselés, chargés de messages quelquefois ésotériques ou véhiculant le prestige d’une famille ou d’une guilde.  C’était des hommes qui présidaient à leur création, forme et matériau, c’était aussi des hommes qui produisaient et commerçaient cette parure.

Il était inconcevable qu’une femme puisse intervenir dans cette chaine et certainement pas pour donner son avis sur une forme ou une gemme. Elle se contentait de se le voir offrir. Ceci dit, heureusement que les bijoux existaient, comme elle n’avait rien d’autre en propriété, ça pouvait rendre quelques services. Alors les femmes, si elles avaient la chance d’être belle et en plus de se servir de leur cerveau,  accumulaient, grâce à la bêtise des hommes, des pièces souvent somptueuses. Les temps ont changé, les femmes d’aujourd’hui n’ont plus l’obligation d’attendre que l’homme, avec un grand H, fasse et leur lance les miettes. Elles sont dans tous les domaines, elles créent, elles inventent, elles commercent, et comme la plupart aime les bijoux, autant qu’elles en soient à l’origine.      

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